Etudes d'infiltration
Etudes d'infiltration
Essais
Tous les terrains ne se prêtent pas à la construction d'installations d'infiltration fonctionnelles. Cela dépend de la texture du sol (sable, limon,...) mais aussi de la structure du sol. Ce dernier facteur est trop souvent négligé et le type de sol indiqué sur la carte des sols est utilisé comme base. Cette carte des sols a déjà 50 ans, de sorte qu'en de nombreux endroits, elle n'est plus d'actualité. Pour savoir si votre zone est propice à l'infiltration, il est recommandé de réaliser une étude d'infiltration spécifique.
À cette fin, le Service Pédologique de Belgique propose les tests de terrain suivants, qui permettent de déterminer la valeur K SAT (perméabilité hydraulique saturée):
0 tot 0.50 m-mv | Essai circulaire double (falling head) Essai circulaire simple (falling head) |
> 0.20 m-mv | Open-end test (constant head) Méthode Porchet (constant of falling head) |
> 0.50 m-mv au-dessus de la nappe phréatique |
Méthode Hooghoudt inversé (trous de forage) methode (falling head) |
> 0.50 m-mv en dessous de la nappe phréatique |
Méthode Hooghoudt vrai (trous de forage) |
Tant l'exécution des mesures d'infiltration que l'établissement de profils de forage détaillés sont réalisés selon des procédures de travail standardisées par une équipe de terrain entièrement équipée.
Rapport
Pour le rapport, le Service Pédologique de Belgique propose 3 options:
- Mesure de l'infiltration
Un rapport sur les mesures d'infiltration comprend:- Résultats numériques (valeur K SAT) des mesures de perméabilité du sol
- Profils de forage détaillés et estimation du niveau de la nappe phréatique
- Plan de localisation des lieux de mesure
- Etude d'infiltration
Un rapport de l'étude d'infiltration comprend:- Étude préliminaire approfondie basée sur des cartes topographiques, pédologiques, géologiques et hydrographiques.
- L'enquête sur le site comprend une étude approfondie du site, la réalisation de sondages de profil, l'établissement de fiches de sondage détaillées, l'estimation du niveau des eaux souterraines, et évidemment des mesures de perméabilité du sol. En tenant compte de la conception, des données du client et des conditions préalables à respecter, la profondeur de l'essai est déterminée.
- Un plan avec l'emplacement des points de mesure.
- Toutes les données précédentes sont utilisées pour composer une décision pour l'ensemble de la zone du projet afin que le client obtienne un aperçu clair et bien organisé des possibilités d'infiltration dans cette zone.
- Recherche sur le drainage
- La recherche de drainage est applicable aux parcelles pour lesquelles un drainage problématique a été déterminé au préalable. Cette recherche s'appuie sur une étude d'infiltration, mais des observations supplémentaires sont faites pour les couches de sol éventuellement compactées qui perturbent le transport de l'eau. Ces observations sont réalisées à l'aide d'un pénétrographe ou d'un pénétrolographe. Ensuite, un plan d'approche est formulé pour remédier au drainage déficient.
Combinaison = économie de coûts
En combinant différentes enquêtes, le travail de terrain nécessaire peut être effectué de manière très rentable. De telles études combinées sont souvent demandées par nos clients. Les études qui peuvent éventuellement être combinées avec une étude d'infiltration sont entre autres:
- Surveillance du niveau des eaux souterraines. Les forages de profil qui font partie de l'étude d'infiltration peuvent être complétés par un puits de surveillance afin que le niveau des eaux souterraines puisse être surveillé pendant quelques mois ou un an. Cela peut être fait manuellement ou par le biais d'enregistreurs de données automatiques.
- Un ensemble de "recherches sur les sols dans le cadre de nouveaux projets de construction/route/environnement/subdivision" peut être demandé au Service de recherche sur les sols de Belgique. Cela inclut, en fonction des besoins:
- Étude d'infiltration Excavation (rapport technique)
- Étude mécanique du sol (paquet d'analyse mécanique du sol conformément à SB250, sondage,...)
- Si nécessaire, une étude du sol
Pourquoi infiltrer l'eau ?
En Flandre, il y a un problème d'eau avec, d'une part, des inondations et, d'autre part, la déshydratation et la baisse du niveau des nappes phréatiques. Ces trois problèmes sont liés à l'approvisionnement, au transport et au rejet des eaux de pluie. Dans le passé, la stratégie consistait à évacuer l'eau (de pluie) le plus rapidement possible. L'eau est donc centralisée et les zones où l'eau s'accumule trop rapidement sont sujettes aux inondations. De même, l'augmentation de la surface des chaussées imperméables à l'eau entraîne un rejet direct des eaux de pluie ou, lorsque l'eau ne peut pas s'écouler, des inondations. En revanche, aux mêmes endroits, sous le pavage, il se produit une dessiccation du sous-sol qui empêche la recharge de la nappe phréatique. Une demande croissante d'eau potable entraîne une augmentation du volume d'eau souterraine extraite, ce qui accroît encore la déshydratation. L'une des conséquences est qu'en Flandre, l'eau potable doit être importée de Wallonie, des Pays-Bas et de France. Une autre conséquence est que, pendant les périodes sèches, le sol des zones où le niveau des eaux souterraines est bas devient beaucoup plus sec, ce qui est désavantageux pour l'agriculture.
Législation et obligations en Flandre Ouvrir
Il est dans l'intérêt de tous que nos eaux de pluie soient gérées de manière plus judicieuse dès aujourd'hui. A cet effet, à partir du 01/01/2014, l'arrêté du Gouvernement flamand du 5 juillet 2013, le règlement régional d'urbanisme mis à jour concernant les puits d'eaux pluviales, les installations d'infiltration, les installations tampons et le rejet séparé des eaux usées et des eaux pluviales (GSV) entrera en vigueur. Le principe de base est, par ordre d'importance (échelle de Lansink), de réutiliser, d'infiltrer, de tamponner et de rejeter (avec délais) la plus grande quantité possible d'eau de pluie dans les eaux de surface, de manière à ce que la plus petite quantité d'eau possible soit évacuée le plus lentement possible. Lors de la demande de permis/notification auprès des autorités, le GSV impose les obligations suivantes concernant les installations pour la collecte des eaux de pluie et les installations pour l'infiltration/le rejet différé des eaux de pluie:
- Collecte des eaux pluviales
- Les nouvelles habitations unifamiliales et les nouveaux bâtiments dont la surface est supérieure à 100 m² doivent installer une fosse à eau de pluie d'au moins 5000 l.
- Les nouvelles habitations unifamiliales et les nouveaux bâtiments dont la surface est supérieure à 100 m² doivent installer une fosse à eau de pluie d'au moins 5000 l.
- Installation d'un dispositif d'infiltration ou d'un dispositif tampon
- Les nouvelles constructions, les reconstructions (moins de 60% des murs extérieurs sont conservés) et les extensions de bâtiments existants, si ces actions couvrent une surface supérieure à 40 m².
- Construction, reconstruction ou extension de chaussées, si ces actions concernent une surface supérieure à 40 m².
- Subdivision avec construction de nouvelles routes.
- Dérogation possible sur la base des caractéristiques du site.
- Evacuation séparée des eaux de pluie
- Par exemple, si le drainage de l'eau de pluie est nécessaire, il faut séparer le drainage de l'eau de pluie et des eaux usées. Toutefois, il est possible pour les autorités locales d'adapter cette législation à leur territoire. N'hésitez donc pas à demander à votre ville/municipalité quelles sont les mesures en vigueur ! Celles-ci sont également communiquées par le biais du permis de construire ou d'environnement.
Législation en Wallonie Ouvrir
Pour l'évacuation des eaux de pluie, le gouvernement wallon ne fait qu'encourager la construction d'installations d'infiltration, sans les obliger. Une exception à cette règle est l'eau de pluie qui est considérée comme une eau usée industrielle (par exemple, provenant du drainage d'un site industriel).
Selon le Système d'Assistance et d'Information Wallon pour l'Epuration autonome (SAIWE), il y a une obligation d'infiltrer les eaux usées traitées lorsque cela est possible. Les lignes directrices suivantes sont prises en compte:
- KSAT > 10-6 m/s
- distance entre le fond de l'installation d'infiltration et l'eau souterraine > 50 cm (idéalement > 100 cm)
- pas en zone inondable
La méthode de mesure décrite dans ce règlement est en principe la même que la méthode Porchet à tête tombante, qui est proposée par le Service de la recherche pédologique de Belgique.
Législation en Bruxelles Ouvrir
Le RPC actuel (adopté le 21 novembre 2006 ; entré en vigueur le 3 janvier 2007) n'exige la construction d'une citerne ou d'un toit vert que dans certains cas. Les installations d'infiltration ne sont pas obligatoires, mais sont encouragées.
Liens utiles Ouvrir
Flandre
https://omgeving.vlaanderen.be/hemelwater-verordening
https://www.vlaamsbrabant.be/nl/ruimtelijke-planning/stedenbouwkundige-verordeningen
https://www.integraalwaterbeleid.be/nl/beleidsinstrumenten/watertoets
Wallonie
http://environnement.wallonie.be/publi/de/eaux_usees/infiltration.pdf (SAIWE)
Bruxelles
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